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L’écoute liée au coeur

L’écoute est une invitation à grandir.
Elle nous appelle hors de nos certitudes,
hors des réponses toutes faites,

hors du besoin d’avoir raison.
Écouter, c’est accepter d’être déplacé.

C’est laisser une parole entrouvrir en nous
une pièce que nous ne connaissions pas encore.

Dans l’écoute véritable, quelque chose se fissure :
l’orgueil se détend,
la peur d’être contredit s’apaise,
l’ego cesse de lutter pour exister.

Alors grandir ne signifie plus accumuler,
mais s’élargir.

S’élargir à l’autre,
à sa différence,
à sa vérité qui n’est pas la nôtre
et qui pourtant nous transforme.

L’écoute nous fait passer
de la réaction à la relation,
du contrôle à la confiance,
de la défense à la présence.

Elle est un seuil.
Celui où l’on comprend que comprendre
n’est pas posséder,
mais accueillir.

Et dans cet accueil,
nous devenons plus vastes que nous-mêmes.

Les mémoires transgénérationnelles

Les mémoires transgénérationnelles traumatiques non gueries agissent comme des fils invisibles qui nous animent telle une marionnette, nous reliant aux blessures, aux conflits et aux non-dits de nos ancêtres. Lorsqu’on en est la cible, on subit leurs effets, comme une onde qui se propage de génération en génération.

Pour stopper cette cascade genealogique et s’en libérer, la prise de conscience et l’acte symbolique sont des outils puissants.

La rage dedans

Je me recentre
Je respire
Je me relie à l’espace silencieux en moi, cet espace qui perçoit sans analyser
Je me rends disponible à ce qui est, au-delà de ce qui se voit

Je regarde la bouche du patient comme une carte
Chaque dent, chaque déséquilibre peut être une porte
Une information, une mémoire, une émotion en mouvement
Je n’interprète pas, j’écoute

Je sens les fréquences
Je laisse venir les images, les impressions, les résonances
Je me relie à l’intention de clarté, d’harmonie, de vérité

Je travaille en alliance
Le patient et moi sommes deux champs vibratoires qui s’accordent
Ensemble, nous ouvrons la voie
Et peut-être, à travers la dent, une voix oubliée va pouvoir parler

Écoute

Quand notre voix se pose au creux du grand silence,

Les maux, tels des pas liés sur la neige en hiver,

Tracent vers l’intérieur un sentier à découvert

Qui nous mène, apaisés, vers notre vraie présence.

Écouter, c’est s’offrir la nue transparence

D’un cœur sans bouclier, sans rempart, sans revers ;

C’est accueillir nos peurs, nos gestes de travers,

Sans juger nos détours ni forcer l’existence.

Écouter : tout l’être alors se réunifie,

Libre choix d’allumer la flamme qui confie

Sa clarté sous la cendre aux jours trop à l’étroit.

Dans l’espace sacré que le souffle déploie,

Nos solitudes tissent un pont qui nous relie,

Et l’amour naît, profond, d’être un avec Soi.

Trouble du comportement : Fumer

La fumée naît du souffle,

comme une prière hésitante

Qui s adresse à mon âme errante

Elle glisse hors de moi,

lente, blanche pleine d’émoi

et dans sa danse éphémère

le vide devient moins amer.

J’inspire l’absence,

j’expire une séparation une errance,

un nuage assez dense

Se forme et s évapore en silence

La fumée me tient compagnie,

elle sait le langage du manque,

elle n’exige rien,elle vit sa vie

dans une danse enveloppante

Dans ce va-et-vient fragile

le dedans et le dehors oscille

la brûlure se fait murmure,

et le vide, pour un instant sans mur

accepte d’être habité

Cela me détend, je me vois respirer

Forger d’autres gestes

Je ne peux plus comme avant.
Mes mains, jadis outils dociles,
trébuchent sur l’élan du faire,
et mon poignet, tendu raide
Me guide vers une autre forme d ‘ aide

Il y a dans la douleur
une musique que je n’entendais pas.
Un soupir long comme une prière,
des larmes, gouttes d’un ancien combat
que je n’ai pas su pleurer jusqu’à là.

Il me faut poser d’autres gestes,
des gestes qui naissent du dedans,
plus présents , plus vrais, presque lents,
comme si chaque mouvement
devait s’accorder à l’âme du patient .

J aurai d autres outils .
Car je forgerai dans le feu de l’écoute,
des instruments tissés de silence,
d’attention pure, de mains ouvertes,
pour toucher sans blesser,
pour guérir sans forcer.

Et si parfois le corps résiste,
c’est qu’il pleure encore dans ses plis.
Mais je l’aime ainsi, fêlé, vivant,
car c’est en ses craquelures, doucement,
que se glisse la lumière des commencements.