Quand notre voix se pose au creux du grand silence,

Les maux, tels des pas liés sur la neige en hiver,

Tracent vers l’intérieur un sentier à découvert

Qui nous mène, apaisés, vers notre vraie présence.

Écouter, c’est s’offrir la nue transparence

D’un cœur sans bouclier, sans rempart, sans revers ;

C’est accueillir nos peurs, nos gestes de travers,

Sans juger nos détours ni forcer l’existence.

Écouter : tout l’être alors se réunifie,

Libre choix d’allumer la flamme qui confie

Sa clarté sous la cendre aux jours trop à l’étroit.

Dans l’espace sacré que le souffle déploie,

Nos solitudes tissent un pont qui nous relie,

Et l’amour naît, profond, d’être un avec Soi.

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