La fumée naît du souffle,

comme une prière hésitante

Qui s adresse à mon âme errante

Elle glisse hors de moi,

lente, blanche pleine d’émoi

et dans sa danse éphémère

le vide devient moins amer.

J’inspire l’absence,

j’expire une séparation une errance,

un nuage assez dense

Se forme et s évapore en silence

La fumée me tient compagnie,

elle sait le langage du manque,

elle n’exige rien,elle vit sa vie

dans une danse enveloppante

Dans ce va-et-vient fragile

le dedans et le dehors oscille

la brûlure se fait murmure,

et le vide, pour un instant sans mur

accepte d’être habité

Cela me détend, je me vois respirer

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